Écrivain - Philosophe - Intervenant social

Le chant de la terre blanche

Au loin se dessine un grand voilier : il amène un Danois venu se perdre dans la blancheur pour échapper à un sombre passé. Amusées, Mikak et sa famille le rebaptisent Jensigoak et l'adoptent comme un des leurs.

Bientôt, Mikak prendra le large à son tour, amenée par l'officier Francis Lucas et ses hommes jusqu'à la cour de la princesse Augusta, en Angleterre, où elle sera traitée comme une curiosité avant d'être renvoyée chez elle, à jamais transformée.

À son retour, elle servira de guide à Jensigoak pour l'établissement de la première mission des Frères moraves au Labrador. Mais la cohabitation improbable des deux cultures ne se fait pas sans dégâts : les traditions s'enchevêtrent et se confrontent irrémédiablement.
 
Dans ce deuxième volet du Cycle des chants de la terre, Jean Bédard prête sa plume à Mikak, la première Inuite à s'inscrire par son nom dans les annales de l'histoire de la conquête.
 
Les Frères peuvent passer, dit-elle, nous les aimerons autant que le reste. Nous sommes en paix entre les omoplates de nos grands-pères. Le feu de nos lampes à graisse frétille comme du poisson de rivière. Dans mille ans, on marchera encore sur un manteau de neige dans un ciel de couleurs.
 
Jean Bédard, docteur en philosophie, enseigne le travail social à l'UQAR. Lauréat du prix Ringuet pour Marguerite Porète, l'inspiration de maître Eckhart (VLB éditeur, 2012), il signe ici sont dixième roman.

 
Ce qu'on en dit :

Le chant de la terre blanche
Radio-Canada, 29 septembre 2015.

À la conquête du Nord
La Presse, 16 novembre 2015