Écrivain - Philosophe - Intervenant social

Nicolas de Cues

« Ce fut une confession crue, sans ambages ni aucune justification. On aurait dit un acteur qui, plutôt que faire la tirade prévue en tenant bien solidement devant son visage son masque de plâtre, était livré tout entier à la lumière du jour... Un enfant s'était écroulé en larmes en livrant sans réserve son coeur fait de haillons et de misères. L'emballage avait flambé, la matière humaine était là, grouillante de vilenies. Et elle, elle était devant moi, à la fois étonnée et pourtant pas le moins du monde déroutée, belle à déchirer le ciel, souriante et compatissante comme une mère, plus encore, comme si elle connaissait l'homme dans sa nudité et sous l'implacable lumière du jour. »

Finement documentée, cette saga historique retrace la vie tumultueuse de ce cardinal qui, à l'orée de la Renaissance, passionné par l'humanité entière, voulut unir toutes les religions. Un livre habile, énergique, qui nous mène jusqu'à nous-mêmes par les chemins empruntés par ce curieux cardinal, accompagné ici par la parole de son prélat. Une fois de plus, l'écrivain Jean Bédard, connu notamment pour son admirable Maître Eckhart, vient ébranler les évidences de notre temps.


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Cette traduction est une gracieuseté de Richard W. Clark


Ce qu'on en dit :

Nicolas de Cues : Jean Bédard
Voir, 18 avril 2001

Les abus de l'Église
Littérature Québécoise.com

 

Raymond Klibansky, le philologue le plus érudit qui soit de l'oeuvre de Nicolas de Cues (Nous lui devons l'édition critique latine de l'oeuvre complète de Nicolas de Cues) écrit ceci : «M. Bédard excelle à jouer de plusieurs registres. Le dialogue continu et tragique entre le désespoir de la condition humaine et l'espérance de la foi est rendu avec poésie autant qu'avec force. Il sous-tend une action au rythme rapide, décrite dans un style imagé qui se plie et se déroule selon que l'auteur veut nous faire voir, sentir même - au sens le plus olfactif - une rue malpropre de Rome ou nous saisir d'admiration devant un grandiose paysage de montagne. Mais il ne s'agit pas de s'attarder, le malheur ou l'amour attendent au détour de chemin. Puis, au milieu de cette course où nous sommes entraînés, il y a soudain un tableau, mieux, une miniature, un moment de beauté si parfait, peint en couleurs si pures, que l'esprit s'élève vers le Créateur, là où le Cardinal Nicolas ou M. Bédard voulait le voir aller. Il me reste à souligner que M. Bédard réussit le tour de force de saisir ce que la philosophie d'un penseur du quinzième siècle a de particulièrement actuelle et de la dispenser dans un roman passionnant où l'action et le mysticisme se côtoient dans une parfaite harmonie.»
Jean Royer écrit (en annonçant les finalistes du prix de l'Académie des Lettres du Québec en 2002 : «Auteur d’un très remarquable Maître Eckhart, Jean Bédard fait revivre, dans son Nicolas de Cues, la figure complexe d’un grand acteur de la vie spirituelle, intellectuelle et politique de la Renaissance. Dans cette époque, qui n’est pas sans ressemblance avec la nôtre, la recherche de paix et d’harmonie menée par le prélat humaniste se heurte à la barbarie omniprésente. L’histoire d’un homme et de son temps nous est restituée dans une langue admirable.»
Nicolas de Cues fait la une du cahier Livres du journal Le Devoir. Caroline Monpetit, écrit: «Avec l'histoire, ils ont eu des rendez-vous manqués. Il reste à rattraper le temps perdu. Ce à quoi Jean Bédard nous convie à son tour. Avec succès.
Nicolas de Cues couvre une demi-page du journal La Presse (dimanche le 18 mars). Réginald Martel écrit: «Son histoire est fascinante. [...] L'essentiel est dans la construction d'un être de foi et de passion, poète encore aux pires heures de sa déchéance, qui à travers les siècles sait nous dire avec éloquence que l'homme, capable du pire, est parfois atteint par la grâce...»
Paul-Émile Roy dans le journal L'Agora (mars-avril 2001) écrit: « Jean Bédard fait preuve de grandes connaissances historiques, mais aussi d'imagination, de sensiblité, d'humanité et d'une singulière pénétration d'esprit».
Alain Baudot, Directeur-fondateur du Groupe de recherche en études francophones écrits le 8 avril 2001: «Jean Bédard, l'auteur du remarquable Maître Eckhart, vient de publier Nicolas de Cues (dédié comme il se doit à Raymond Klibansky), que j'ai lu avec un plaisir extrême, et qui m'a fait penser à L'Oeuvre au noir de Marguerite Yourcenar (Ce n'est pas un mince compliment).
Le journal Le libraire, printemps 2001, page 9, écrit : «Dans Nicolas de Cues, la suite très attendue de la trilogie débutée avec l'excellent Maître Eckhart, Bédard éblouit par son incroyable souci du détail historique, son écriture rigoureuse et sa remarquable érudition.»
Régis Tremblay dans le journal Le Soleil du samedi 14 avril 2001 note : «Bédard trouve sa foi en l'avenir en retrournant loin dans le passé, comme un plongeur qui descend dans les profondeurs pour trouver des perles. [...] Nicolas de Cues, une digne suite de Maître Eckhart qui reçut les plus grands éloges...»
Alexis Klimov, Professeur émérite de philosophie à l'Université de Trois-Rivières, orientaliste, présentait l'ouvrage, le 2 avril, au théâtre Escabel : «Un ouvrage sur un des plus grands philosophes de tous les temps, dans une écriture éblouissante. Une réussite parfaite. Jean Bédard est un des écrivains les plus attachants du Québec.»
Laurent Laplante écrit dans Nuit Branche, 2001, no 82, p. 22 : «Bédard, lui, reconstitue le cheminement intérieur, la marche d'une âme qui ne peut compter que sur elle-même à une époque où font défaut les balises que sont en d'autres temps une papauté prévisible et des États policés. Une langue claire et lyrique sert bien le propos.»